Retraite
BIG BANG SUR
LES RETRAITES EN 2010 ?
Page
Retraite 2
RETRAITE : un des piliers de la protection sociale aujourd’hui menacé dans ses fondements et son existence, non par l’évolution démographique mais par un choix idéologique. !
Thématiques
Retour Thématiques
Articles en lien
ON PEUT GAGNER !
Les mensonges du gouvernement :
le 4 pages de l’été
Videos
Lancement
     de la
campagne
RETRAITES
Tout se joue maintenant
6 novembre 2010

LA MOBILISATION CONTRE LA LOI
DU MEDEF SUR LES RETRAITES
SE POURSUIT

Lire notre tract
REPORTEZ-VOUS  EGALEMENT AUX DOCUMENTS SUIVANTS :

14 décembre 2012

La « négociation » sur les retraites complémentaires se sont engagées, mal, très mal pour les salariés en général et nos catégories en particulier. Le MEDEF veut nous affamer. Lire et porter les positions CGT.
La CGT
Au
RDV
2010
A entendre F. Fillon pour le gouvernement ou L. Parisot pour le MEDEF, le moment serait enfin venu de régler « une fois pour toutes » le « problème » des retraites et cela au moyen d’une réforme ultime à réaliser dès 2010 et au plus tard d’ici 2012. De quoi s’agit-il ?

1-Recul de l’âge légal d’ouverture du droit à retraite dans tous les régimes.
L’âge légal d’ouverture du droit à retraite pourrait être reculé de 60 à 67 ans à terme (avec une étape à 63,5 ans dès le 1er janvier 2012 selon les voeux du MEDEF). Cette mesure serait rendue indispensable pour remettre à l’équilibre notamment les régimes de base de sécurité sociale des salariés du secteur privé.
Or, l’âge moyen de cessation définitive d’activité est aujourd’hui encore inférieur de près de trois années à l’âge moyen de départ à la retraite. Dans les entreprises, un salarié est déjà considéré comme indésirable, voire inemployable dès qu’il atteint l’âge de 55 ans. Par ailleurs la crise génère une hausse brutale du chômage, hausse d’autant plus élevée que certaines entreprises n’hésitent pas à profiter de celle-ci pour anticiper des restructurations avec suppressions d’emplois massives.
Dans ces conditions et sauf à payer des chômeurs au lieu de payer des retraites, on ne voit pas en quoi le recul de l’âge légal ouvrant droit à retraite au-delà de 60 ans réglerait quelque  problème que ce soit. Sauf bien sûr si, et c’est bien là-dessus que comptent le gouvernement et le MEDEF, le chômeur n’est plus indemnisé au-delà de l’âge de 60 ans, auquel cas il serait condamné à accepter n’importe quel emploi dans n’importe quelles conditions et à n’importe quel salaire et cela jusqu’à 67 ans à terme dans un premier temps.

2-Le remplacement de tous les régimes de base publics-privés existant aujourd’hui par un régime unique par points ou « en comptes notionnels » est à l’ordre du jour
Ce régime unique fonctionnerait à « cotisations définies ». Une fois fixé, le taux de cotisations ne peut plus être modifié quelles que soient les évolutions par ailleurs (niveau d’emploi, salaires, natalité, espérance de vie..). Les ressources de ce régime ainsi constituées fixent chaque année le montant des pensions. Autrement dit le niveau des droits à retraite fluctue au même rythme et dans les mêmes proportions que le niveau des ressources auquel il doit s’ajuster en permanence.
Alors que dans les régimes actuels le montant annuel de la pension à la liquidation s’obtient en multipliant le nombre total de points acquis par le salarié, par la valeur du point à la date de la liquidation, dans le régime à comptes notionnels le montant est obtenu en divisant  le capital accumulé collectivement par l’espérance de vie moyenne du salarié à l’âge où il prend sa retraite.
Ce montant est, le cas échéant, affecté d’un coefficient de conversion permettant d’ajuster le montant global des pensions à verser au montant global attendu des cotisations.
Ex : si pour chaque 100 € de montant de pension calculé le régime ne dispose que de 70 €, le montant de la pension servie sera diminué de 30%.

A noter que nos régimes actuels fonctionnent à « prestations définies », c’est à dire que le montant des droits à retraite est fixé en proportion du salaire d’activité et le régime s’engage à            
financer les droits ainsi déterminés. En d’autres termes, dans nos régimes, la règle fondamentale reste d’ajuster en permanence le montant des ressources au montant des droits à retraite à honorer et non l’inverse. Sacrée différence !!

En conséquence, compte tenu du besoin de financement actuel de nos régimes de retraite résultant des évolutions démographiques et surtout de l’évolution de l’emploi et des salaires, le remplacement de ces régimes par un régime à cotisations définies, que ce régime fonctionne en points ou en comptes notionnels, aboutirait inéluctablement à un effondrement du niveau des pensions à brève échéance, avec les conséquence sociales désastreuses qu’un tel effondrement ne manquerait pas d’avoir.

3-Développement à grande échelle de l’épargne retraite
Tant le gouvernement que le MEDEF se prononcent en choeur aujourd’hui en faveur d’un développement massif et sans précédent de l’épargne retraite, développement qui résulterait de mesures législatives contraignantes aussi bien pour les entreprises que pour les salariés.
Ne pouvant dissimuler plus longtemps l’effondrement du niveau des pensions par répartition que provoquerait leur réforme, le recours à l’épargne retraite serait alors présenté par eux comme le seul recours possible désormais pour se constituer une retraite décente. En occultant bien sûr cette vérité d’évidence : si les salariés et les entreprises avaient de l’argent à mettre dans des systèmes d’épargne retraite, au demeurant peu fiables et donc risqués et beaucoup plus coûteux que la retraite par répartition, pourquoi alors ne pourraient-ils pas mettre cet argent dans des régimes par répartition afin de garantir les droits à retraite ?
Par ailleurs, si l’épargne retraite devait se développer durablement et sur une grande échelle, les retraités actuels risqueraient d’être sacrifiés à l’aune des jeunes générations qui pourraient légitimement refuser de payer deux fois, une fois en répartition pour les salariés déjà retraités, et une autre fois en capitalisation pour se constituer leurs propres droits à une retraite décente.

La crise financière qui n’est pas encore terminée est venue renforcer et en quelque sorte prouver, s’il en était besoin, la justesse de notre argumentation et de notre combat contre les fonds de pension. Les pays qui fonctionnaient sur ce système ont vu des millions de gens à la rue, ruinés et ayant définitivement perdu leurs droits à retraite ! Et gouvernement et MEDEF veulent remettre ce couvert empoisonné ! !

Avec plus de 10 ans d’avance, la CGT et l’UGICT avaient vu juste.

Pour preuve les articles parus dans Contre Point de novembre 1996 et de mars 1997

Lire également l’éditorial de notre « dossier retraite » de novembre 2002 ainsi que notre tract de janvier 2009.

Thématiques
Retour Thématiques
Page
Retraite 2